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Projet éducatif et pédagogique

Projet éducatif du pouvoir organisateur Enseignement Libre de Marche

EN GUISE D’INTRODUCTION…

Le projet éducatif : un texte de référence décrivant l’idéal à atteindre, pour rester en éveil et évaluer notre action.

Le projet éducatif tel que défini par le pouvoir organi- sateur dans ce document a pour fonction de décrire ce que l’ensemble de la Communauté éducative doit chercher à réaliser dans les écoles. C’est un idéal à atteindre, un texte de référence qui veut entretenir des questions et garder les acteurs de l’école en éveil.

Notre souhait est qu’au travers des projets d’établis- sement qui devront s’en inspirer, ce projet éducatif mette chacun de nous en mouvement, et qu’il puisse servir de référence pour évaluer notre action.

QUI SOMMES-NOUS ?

Une A.S.B.L. organisatrice d’un enseignement d’ins- piration chrétienne, succédant aux organisateurs des Instituts Notre-Dame et Saint-Remacle dans un esprit de « fidélité créatrice ».

Le pouvoir organisateur ELMA est une association sans but lucratif organisatrice d’enseignement. A ce titre, nous organisons aujourd’hui l’enseignement dans 8 écoles à Marche : 5 écoles fondamentales (classes maternelles et primaires) : l’Institut Notre- Dame 1 et 2, l’Institut Saint-Martin à Marche, l’Institut Saint-Remacle à Aye, l’Institut Saint-Antoine à Mar- loie et 3 écoles secondaires : l’Institut Sainte-Julie (1er degré d’observation autonome), l’Institut Saint- Laurent (enseignement général 2e et 3e degrés) et l’Institut Saint-Roch (enseignement technique et pro- fessionnel 2e et 3e degrés, auquel s’adjoint un Centre de Formation en Alternance).

Succédant aux anciens pouvoirs organisateurs qui organisaient les Instituts Notre-Dame et Saint-Re- macle à Marche depuis de nombreuses années, nous voulons partager l’expérience acquise lors de ce riche passé et assumer cet héritage non comme une inertie mais dans un esprit de « fidélité créatrice ». Respon- sables des moyens qui sont affectés à l’école, nous sommes aussi les garants du projet, et à ce titre nous réaffirmons l’inspiration chrétienne de nos écoles et nous disons explicitement que l’ensemble de notre projet – car nous sommes convaincus de l’unité de la formation humaine et de la formation spirituelle – est sous-tendu par l’Evangile et par la référence à la personne de Jésus-Christ, vivant au milieu de nous.

QUE FAISONS-NOUS ?

Nous rendons aux jeunes un service de formation et d’éducation de qualité, qui rencontre les objectifs généraux de l’enseignement :

Notre mission est d’abord de rendre aux jeunes un service de formation et d’éducation. A ce titre, nous assumons, dans une démarche de qualité, les objec- tifs généraux de l’enseignement, à savoir :

• Un objectif humaniste :
assurer le développement de la personne de chacun des élèves, leur donner confiance en eux.

• Un objectif d’apprentissage :
éveiller la curiosité, le goût d’apprendre mais aussi la rigueur nécessaire pour amener les élèves et les étudiants à s’approprier des savoirs et acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et prendre une place active dans la vie éco- nomique, sociale et culturelle. Une bonne formation et une bonne éducation requièrent des exigences, tant de la part des étudient que du personnel d’édu- cation et d’enseignement. Apprendre n’est pas écra- ser : nous voulons éduquer à la coopération plutôt qu’à la compétition : les uns avec les autres, grâce aux autres, et non les uns contre les autres.

• Un objectif d’ouverture culturelle :
acquérir un regard positif, qui fasse grandir, pour s’ou- vrir à la culture mais aussi, s’enrichissant au contact des autres dans la réalité du quotidien, faire l’appren- tissage de la différence et s’ouvrir à d’autres, culturel- lement différents.

• Un objectif de formation
à la citoyenneté responsable :
acquérir un esprit critique et l’exercer à l’analyse lu- cide des questions qui se posent, apprendre à vivre sa liberté de façon responsable, avoir la volonté et le courage d’accepter des responsabilités, de s’engager, c’est-à-dire aussi d’apprendre à aimer.

• Un objectif de solidarité :
dans le souci d’assumer à chacun des chances égales d’émancipation sociale, porter une attention particu- lière aux plus faibles, aux plus démunis.

COMMENT LE FAISONS-NOUS?

Sous-tendue par l’Évangile et par la référence à Jé- sus-Christ, l’éducation aux valeurs que nous vou- lons susciter n’est pas seulement théorique.

Si l’école chrétienne doit assurer un bon service de formation et d’éducation, elle se doit encore de ne pas le faire n’importe comment.
Notre projet est sous-tendu par l’Évangile. L’éduca- tion aux valeurs que nous voulons affirmer n’est pas théorique mais s’inscrit dans une relation d’ordre personnel avec Jésus-Christ. L’école doit donc être un lieu où la Bonne Nouvelle peu retentir et elle doit offrir des lieux et des temps de ressourcement, d’ex- périence spirituelle, de célébration et de partage où chacun, où qu’il se trouve sur le chemin, et dans le plus grand respect de ses convictions et de son itiné- raire personnel, puisse progresser dans se recherche de foi et de sens de son existence.

Nous avons par ailleurs la conviction que l’éducation aux valeurs n’est convaincante que si celle-ci est ef- fectivement vécue dans l’école entre les différentes composantes de la communauté éducative, d’une façon digne et dans le respect des personnes, et dans la réalité du quotidien.

Plusieurs valeurs sont misent en lumière :

Plusieurs valeurs nous paraissent pouvoir être mises en lumière comme essentielles au projet d’une école chrétienne. Ainsi, et en résonnance avec ce qui pré- cède, nous voulons promouvoir dans nos écoles :

• l’autonomie :

des femmes et des hommes autonomes, capables, progressivement, de se prendre en charge, sachant que sera respecté leur droit à l’expérience et à l’erreur et que sera favorisée la prise de conscience positive de soi-même et de ses capacités.

• L’ouverture et la solidarité :

des femmes et des hommes ouverts et solidaires, re- connus dans leurs différences et soutenus dans leur projet de réussite et donc capables de confiance en eux-mêmes, sans suffisance, mais aussi ouverts à la différence et confiants dans les possibilités de cha- cun, et ainsi capables, par une écoute réellement at- tentive quoique lucide, de faire un pas vers l’autre et de se montrer solidaires, de façon responsable.

La créativité – La générosité
Le respect des autres
• L’intériorité : des femmes et des hommes créa- tifs, généreux et respectueux des autres, capables de prendre des initiatives, capables de donner de leur temps et de payer de leur personne, capables d’ac- cepter voire d’accueillir l’autre, différent, en ayant le souci de la non violence, capables encore de pardon- ner.

• La vérité : des femmes et des hommes capables d’intériorité, en recherche de sens pour leur vie, dans le plus grand respect de la liberté de conscience de chacun.

4 – PROJET ÉDUCATIF

• La liberté : des femmes et des hommes vrais et libres, c’est-à-dire épanouis, capables de s’exprimer, de dialoguer et d’assumer leurs actes dans le souci de la vérité, capables aussi d’accepter des règles de vie commune qui permettent à chacun, sans violence, d’exercer positivement sa liberté.

AVEC QUI LE FAISONS-NOUS?

Chacun à sa place cherche à collaborer loyalement au projet

Tous les membres de la Communauté éducative doivent en assumer une part, chacun selon ses res- ponsabilités et ses compétences : élèves et étudiants, parents, membres du personnel et directions, organi- sateurs de l’école, tous liés par un projet commun qui implique une volonté de communication, de concer- tation et de transparence.

Ceci étant, et dans une grande ouverture à ceux qui veulent faire un bout de chemin dans la communauté scolaire, il est clair que chacun de ceux qui participent au projet de l’école doit reconnaître ce projet et donc accepter celui-ci et les valeurs qui le sous-entendent, et chercher à y collaborer loyalement.

• Les élèves et étudiants sont acteurs de leur forma- tion. Les élèves et étudiants sont les acteurs de leur formation. L’école ne peut se réduire à une simple transmission des connaissances : elle doit apprendre aux élèves, aux étudiants, à construire leurs savoirs, avec l’aide de leur projet personnel.

• Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est en collaboration avec eux que l’école remplit ses missions.
Les parents – ou celles et ceux qui les remplacent – sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nous voulons dire l’importance de la famille dans la tâche d’éducation et d’épanouissement des jeunes et nous voulons aussi souligner le lien qui unit l’école et les familles. C’est en collaboration avec elles et nulle- ment en se substituant à elles que l’école peut – et veut – pleinement remplir ses missions. Les parents, individuellement ou au travers d’associations de pa- rents, sont invités à prendre pleinement part à la vie de l’école.

• Les professionnels de l’école – personnel d’ensei- gnement ou d’éducation – ont une place indispen- sable. Ils ont à cœur de faire vivre le projet.
Les membres du personnel d’enseignement ou d’éducation prennent évidemment un rôle et une place indispensables. Rien ne se fait non plus sans les femmes et les hommes qui, chaque jour, rencontrent les jeunes dans leurs réalités, aux prises avec leur pro- jet de vie et d’apprentissage, sans les professionnels de l’école qui apportent savoir et savoir faire dans la maîtrise des apprentissages et dans la pratique quo- tidienne de la vie commune. Pour poursuivre en-

PROJET EDUCATIF – 5

semble une action cohérente, ils ont à cœur de faire vivre, dans leurs propos, leurs attitudes, leurs modes de relation, l’esprit qui anime ce projet.

• Les directions animent les équipes et veillent à ce que les projets se réalisent.
Les directions animent les équipes pédagogiques pour que les projets éducatif et pédagogique se ré- alisent dans leur école. C’est l’autorité découlant de leur compétence, de leur crédibilité professionnelle et de leur capacité à mobiliser les partenaires dans une vision commune qui garantira des écoles de qualité. Ils soutiendront activement une vision com- mune qui garantira des écoles de qualité. Ils soutien- dront activement une équipe pastorale, chargée, sans exclusivité et sans que tout repose sur elle, d’animer le projet chrétien à l’école.

• Les organisateurs de l’école sont garants du projet. Les organisateurs de l’école, garants d’un projet d’éducation chrétienne, doivent rendre compte à la société de leur action et des moyens qui y sont af- fectés.

EN GUISE DE CONCLUSION

A chacun, maintenant, de se mettre en mouvement et de progresser dans le projet.

Chacun, dans la Communauté scolaire, a une voix à faire entendre, une place à prendre, dans une grande liberté qui respecte à la fois les personnes et le projet. Il appartient maintenant à chaque école, au travers du projet d’établissement concerté au sein du conseil de participation avec l’ensemble des partenaires, de faire entendre sa voix, mais aussi de se mettre en mouvement, et d’ainsi progresser dans le projet, en confrontant sans cesse le dire et le faire.

« Toute référence à un modèle élève les uns, abaisse les autres. Il faut renoncer à comparer les hommes entre eux. Seule la reconnaissance des différences donne à chacun une chance d’exister. »

Saint François d’Assise

UNE PÉDAGOGIE DE 3 TYPES:

Pour réaliser les objectifs pédagogiques décrits ci-dessus, l’école met en oeuvre une pédagogie de trois types :

UNE PÉDAGOGIE CENTRÉE

SUR L’ENFANT QUI APPREND

L’école favorise un apprentissage dans lequel l’enfant est pleinement acteur et non simple spectateur.

Au départ de situations qui interpellent son intérêt et sa curiosité, l’enfant est incité à se mettre en re- cherche.

Il est ainsi amené à recourir à ses connaissances, à prendre des initiatives, à développer sa créativité et à collaborer avec les autres. Cette recherche débouche sur la construction de nouveaux savoirs et l’acquisi- tion de nouvelles compétences que l’enfant pourra transférer dans de nombreux domaines.

UNE PÉDAGOGIE DIFFÉRENCIÉE

L’école veut respecter les différences en permettant à chaque élève de s’épanouir au mieux de ses pos- sibilités propres et de vivre l’école comme un lieu de réussite et non d’échec personnel.

Tout en utilisant des démarches différentes et en construisant des savoirs différents, chaque enfant, aidé par l’enseignant, mettra en place les compé- tences de base qui le rendront apte à apprendre toute sa vie.

En observant l’enfant, l’enseignant se rend compte des procédures utilisées et des obstacles rencontrés. Il peut ainsi lui proposer de nouvelles activités pour progresser vers l’objectif à atteindre.

L’enfant peut continuer à grandir, à se former; il n’est plus purement et simplement questionné. L’ensei- gnant pratique l’évaluation appelée formative.

Cette évaluation rend l’enfant acteur et responsable de son développement dans la mesure où elle s’ac- compagne d’une auto-évaluation.

• Empêcher tout redoublement pendant le cycle.

La diminution de l’échec scolaire dépend non seule- ment du type de pédagogie, mais aussi de l’organi- sation même de l’école et notamment de la mise en place de cycles. Le cycle est une unité pédagogique comprenant au moins deux années scolaires au cours desquelles les contenus d’apprentissage seront répartis. Chaque enfant pourra ainsi progresser à son rythme tout en bénéficiant de procédures d’appren- tissage multiples.

Pour ce faire, il est indispensable que l’enseignant accompagne chaque élève dans son cheminement scolaire (évaluation formative). L’évaluation certifica- tive n’interviendra qu’en fin de cycle.

• Conforter les équipes dans une dynamique
de la réussite.
Pour atteindre les objectifs que notre école se fixe, les enseignants ne travaillent pas isolément.
Le cycle est pris en charge par une équipe d’ensei- gnants qui se concertent et travaillent ensemble. Ce travail en équipe permet de rendre complémentaires les compétences spécifiques de chaque membre et ce sont les enfants qui sont les premiers bénéficiaires de cette collaboration des adultes.

• Associer tous les parents.

Ecole et famille sont les alliées dans l’éducation des enfants. Les relations entre l’enfant, l’école et la fa- mille, relations basées sur la confiance et le respect de chacun, sont le territoire sur lequel se construit la réussite scolaire. L’école favorise les échanges et la communication entre les différents partenaires.

• Favoriser l’ouverture de l’école
sur son envirronement.
Notre école est un lieu d’éducation à la vie. Ensemble, enfants et adultes doivent se sentir res- ponsables de leur classe, de leur école, de leur com- munauté locale, de leur pays et du monde. L’école prend en compte et considère comme une richesse la variété culturelle des enfants qu’elle accompagne. Le souci de comprendre l’autre et de se faire com- prendre traverse toutes les actions et démarches vé- cues, cela en cohérence avec l’esprit de l’Evangile.

Projet pédagogique
des écoles fondalentales

Notre projet pédagogique est un «idéal». S’il peut parfois ne pas refléter totalement lu réalité quoti- dienne, c’est que sa mise en oeuvre est un travail de longue haleine qui nécessite le concours dyna- mique de tous les partenaires en éducation..

NOS OBJECTIFS PEDAGOGIQUES:

Une A.S.B.L. organisatrice d’un enseignement d’ins- piration chrétienne, succédant aux organisateurs des Instituts Notre-Dame et Saint-Remacle dans un esprit de « fidélité créatrice ».

• Donner du sens aux apprentissages
et assurer la continuité de ceux-ci.
L’activité d’enseignement définissant l’école chré- tienne est vécue comme une activité de mise en communion avec la réalité. L’enseignant suscite des activités construites à partir du vécu de l’enfant, du groupe d’enfants et de la découverte de l’environne- ment. Le cycle, par la continuité pédagogique qu’il assure, vise à diminuer l’échec scolaire. Le travail en étroite collaboration entre les titulaires du cycle as- sure une meilleure continuité pédagogique, évite la rupture annuelle et permet une progression continue des élèves.

• Respecter les rythmes individuels
par la différenciation des apprentissages.
Les élèves n’apprennent pas tous de la même fa- çon. Pour comprendre, ils ont besoin de représen- tations différentes (approche écrite, dessinée, orale, jouée,…) et utilisent des démarches différentes. Les rythmes d’apprentissage varient suivant les enfants. L’enseignant donnera donc du temps à l’enfant pour construire ses savoirs, tout en exploitant au maxi- mum les possibilités et les motivations de chacun.

• Harmoniser le passage maternel-primaire

et primaire-secondaire.

Dès 2 ans et demi, l’enfant est accueilli à l’école où il pourra développer tous les aspects de sa person- nalité: son coeur, son corps, son cerveau. Les pre- mières années de la scolarité sont très importantes: les mêmes compétences sont visées et amplifiées au fil des ans.

Dans cet esprit, les enseignants organisent des activi- tés regroupant des élèves du maternel et du primaire. D’autre part, les cinq écoles fondamentales et l’ins- titut Sainte-Julie sont appelés à faciliter la transition entre les deux dernières années de l’enseignement primaire et le premier degré de l’enseignement se- condaire.

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PROJET PÉDAGOGIQUE

Institut Saint-Remacle Aye

Institut Notre-Dame Institut Saint-Martin Marche
Institut Saint-Antoine Marloie

Projet pédagogique
du pouvoir organisateur

A.S.B.L ELMA
ENSEIGNEMENT LIBRE À MARCHE

MARCHE